Fraude sociale : 2,6 millions de cartes Vitale excédentaires circuleraient en France

carte vitale

Auditionnée par la commission d’enquête sur la fraude aux prestations sociales le 11 février dernier, Mathilde Lignot-Leloup, la directrice de la Sécurité sociale, a présenté un bilan des actions menées en matière de lutte contre la fraude sociale.

Elle a en outre annoncé qu’il y avait à l’heure actuelle, 58,2 millions de cartes Vitale actives en circulation, pour 55,7 millions d’assurés potentiels, soit un excédent de 2,6 millions.

2,6 millions de cartes Vitale excédentaires : un risque de fraude sociale ?

Ces cartes Vitale excédentaires en circulation peuvent-elles constituer un risque de fraude aux prestations de l’Assurance maladie ? Reconnaissant qu’il s’agit là d’un « sujet complexe », la directrice de la Sécurité sociale a toutefois relativisé, expliquant notamment que la possession d’une carte Vitale n’ouvrait pas nécessairement des droits aux prestations et que sa fonction première était de dématérialiser les remboursements aux patients ou les règlements aux professionnels de santé.

Par ailleurs, les prestations ne sont pas accordées aveuglément, des contrôles sont effectués : en effet, « les droits des bénéficiaires sont interrogés lors des prestations par les professionnels de santé ou les administrations », a rappelé Mathilde Lignot-Leloup.

Cartes Vitale surnuméraires : la Direction de la Sécurité sociale (DSS) revoit leur nombre à la baisse

Dans un communiqué de presse en date du 13 février, 48 heures donc après l’audition de sa directrice, la direction de la Sécurité sociale (DSS) a tenu à apporter des précisions sur la question des cartes Vitale surnuméraires en circulation.

Leur nombre a été revu à la baisse : « fin 2019, le nombre de cartes Vitale surnuméraires (régimes où le nombre de cartes Vitale valides est supérieur au nombre d’assurés) s’établit à 609 000 et ne concerne pas le régime général. ».

C’est donc un écart – abyssal, de 2 millions de cartes Vitale actives en surnombre entre les estimations de la DSS et celles de sa directrice.

De nombreux parlementaires, à l’instar de Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, sont montés au créneau sommant la Sécurité sociale de s’expliquer sur cette différence de chiffres afin de savoir « qui dit vrai ».

Source : Previssima

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