Retraite : à qui profitent les dispositifs de solidarité ?

Une étude publiée le jeudi 13 février par la DREES (1), institut d’études statistiques rattaché au ministère des Solidarités et de la Santé, vient mettre en lumière les profils profitant le plus des dispositifs de solidarité à la retraite.

Ces dispositifs de solidarité permettent d’obtenir des compensations à la retraite. Parmi eux, on compte notamment la majoration de pension destinée aux parents d’au moins trois enfants ; le minimum vieillesse ; les trimestres accordés gratuitement aux assurés ayant connu des interruptions de carrière ou au titre de la naissance et de l’éducation des enfants ; les dispositifs de pénibilité permettant de partir avant l’âge légal, etc.

Ces dispositifs de solidarité qui représentaient en 2016 en moyenne 16 % des pensions retraite perçues, soit 43,8 milliards d’euros, ne s’appliquent toutefois pas de manière égale pour l’ensemble des assurés.

Ainsi, si 93 % des retraités bénéficient de ces mécanismes, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Selon le profil – situation professionnelle, rémunération, sexe ou encore, nombre d’enfants, la part de la solidarité dans la pension varie.

Logiquement, la DREES affirme que « pour les retraités qui perçoivent une pension inférieure à 680 euros par mois, les dispositifs de solidarité représentent 49 % des montants versés » ; ce qui corrèle avec l’idée que les mécanismes de solidarité s’adressent, par essence, aux plus modestes. Toutefois, les plus aisés n’en sont pas totalement exclus puisque pour le quart des retraités bénéficiant de pensions retraite supérieures ou égales à 1 900 €/mois, la part de solidarit

é représente 10 % du total de la pension.

Si l’on compare maintenant en fonction du sexe, on s’aperçoit sans surprise que les femmes bénéficient plus des dispositifs de solidarité que les hommes. Ainsi, ces mécanismes représentent 22 % de la pension des femmes contre 12 % pour les hommes. Cette disparité trouve notamment son explication dans le fait que les femmes ont accès aux dispositifs de majoration de durée d’assurance au titre des naissances et de l’éducation des enfants, à raison de 8 trimestres par enfant, ce qui leur permet de partit plus tôt en retraite.

En outre, la niveau de pension retraite des femmes est plus faible que celui des hommes : 50 % des femmes bénéficient du minimum vieillesse contre 28 % des hommes.

Enfin, selon son statut professionnel, un assuré est plus ou moins susceptible de bénéficier des mécanismes de solidarité : leur part s’élève 22,1 % dans le secteur public contre 13,3 % dans le privé. Une différence qui s’explique en partie par les dispositifs de départs anticipés en retraite au titre de la catégorie, accordés à certaines professions (militaires, policiers, etc.).

(1) Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

Source : Previssima

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