Les effets pervers du déboursement des médicaments

Les laboratoires pharmaceutiques ont une forte tendance à augmenter le prix des médicaments dès qu’ils sont déremboursés. Telle est la conclusion d’une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees,ministère de la Santé). Entre 2010 et 2016, le chiffre d’affaires total des médicaments vendus dans les pharmacies en ville à reculé de 1 % en moyenne annuelle pour s’établir à 20 Md€. Dans le même temps, le C.A. des médicaments non remboursables a progressé en moyenne de 2% par an pour atteindre 2,2 Md€, soit 10,7% du total. Toujours sur la même période, les différentes vagues de déremboursement se sont traduites par une augmentation du chiffres d’affaires des médicaments non remboursables de 400 M€, indique la Drees.

L’office statistique du ministère de la Santé s’est en particulier penché sur l’année 2011, marquée par une importante vague de déremboursement, pour laquelle trois types de stratégies de fixation des prix ont été observées. « La stratégie majoritaire des laboratoires consiste à augmenter les prix, pour 54% des médicaments déremboursés fin 2011 : +39% en moyenne sur un an », écrit la Drees. La deuxième stratégie repose sur une baisse des prix, de 8% en moyenne au bout d’un an, et concerne 23% des médicaments déremboursés. Enfin, dans les autres cas, les prix restent stables dans l’année qui suit.

Source : Face au risque

Voir également les autres actualités sur les biotechnologies

Retour à la liste