Les pixels transparents collectent vos données dès l’ouverture d’un e-mail. Ce que cette technique révèle, et comment s’en protéger.

Le message que vous recevez ressemble à une facture ordinaire, à une relance fournisseur ou à une notification de livraison.
Personne ne clique sur l’email ou ne télécharge de pièce jointe. Et pourtant dès lors que le message s’affiche sur un écran, des données ont déjà fuité de l’entreprise. L’expediteur de l’email sait maintenant que l’adresse est active et l’heure de connexion. C’était la première phase dite de reconnaissance.
Ce que cache un pixel de 1 x 1
Un pixel transparent est une image invisible, d’un seul pixel, invisible à l’œil nu car intégrée dans le code HTML de l’e-mail. Elle est hébergée sur un serveur distant et lorsque votre messagerie charge automatiquement les images d’un e-mail, elle transmet à l’expéditeur une série d’informations qu’il peut collecter facilement : l’adresse IP, le type d’appareil, le système d’exploitation utilisé, la date et l’heure d’ouverture ainsi que la localisation approximative. C’est cette technique que le marketing utilise pour mesure les performances de ses campagnes emails. Détournée à des fins malveillantes, elle devient un outil de reconnaissance pour le cybercriminel. Elle permet de valider une cible, de cartographier ses habitudes pour préparer un attaque sur mesure qui ne déclenchera aucune alerte.
Un risque que le simple bon sens ne suffit pas à éviter
Le problème de ces pixels transparents, est que les réflexes habituels de ne pas cliquer sur les liens suspects ou ne pas ouvrir de pièce jointe douteuse ne s’appliquent pas. Le déclencheur, c’est l’ouverture du message lui-même.
Les informations collectées ne sont qu’une première étape en vue de construire une attaque plus élaborée. Le second email est un phishing crédible qui sera envoyé au bon moment et à la bonne personne. Les conséquences d’une intrusion réussie peuvent entrainer la paralysie de l’activité, le vol de données confidentielles ou une atteinte durable à sa réputation. Tout les dommages ne se mesure pas seulement en euros de rançons.
Les bons réflexes à adopter
La mesure la plus immédiate à adopter est de simplement désactiver le chargement automatique des images dans les outils de messagerie professionnelle, et de ne l’autoriser que pour les expéditeurs de confiance.
Sensibiliser les collaborateurs et les former à cette technique est indispensable. C’est parce que cette méthode est méconnue qu’elle est efficace.
Notre métier ? Protéger le vôtre.
Un sinistre cyber commence rarement par une action visible. C’est par la sensibilisation et la prévention que les conséquences peuvent être limitées.
Relevez vos défis, nous assurons. Votre activité est-elle correctement protégée ? Contactez nos équipes pour en discuter.
